Sans conteste, la fausse disparition de Houllebecq. En Septembre dernier, Michel de son prénom a raté deux rendez-vous important avec les lecteurs. Complot? Enlèvement? Accident de parachute dans un ravin de l’Everest? Al Quaida (sans rire, Al Quaida a été évoqué)? Le monde de la littérature (cela veut dire, en langage médiatique : Saint-Germain-des-près) était inquiet. La littérature, elle, espérait que ce soit vrai. Qu’enfin ce plumitif sans envergure allait la laisser tranquille, après avoir eu ce qu’il réclamait sans pourtant le mériter depuis qu’il publie : Le prix Goncourt (cela dit, peu de Lauréats l’ont vraiment mérité).
Et il faut bien l’avouer, quand j’ai appris sa disparition, j’étais en joie. Non qu’il soit décent d’espérer la mort d’un homme, et pour tout vous dire, je le croyais vivant, relisant avec horreur et lucidité toutes les inepties qu’il a publié, mais la mort d’un écrivain, si, on peut. Et de lui particulièrement. Je veux parler du symbole écrivain, sinon, je risque un procès, il me semble. "La Carte et le Territoire" est en effet une des "oeuvres" les plus surestimées de l’histoire, je n’ai jamais lu un recueil de vide aussi gros, de formules vides menant à des concepts vides, à travers un style tout aussi vide, c’est l’expérience de lecture la plus pénible de mon existence, avec la lecture tout aussi douloureuse d’un vague roman de Marc Levy (et il faut l’avouer, Levy en lettres n’est pas forcément un bon cépage).
Pour mon plus grand malheur, quelque jours après cette annonce, le bougre est réapparu.
Amen.

Ping: Oskars, bilan et joyeuses fêtes | Oskar K. Cyrus
Ta passion pour Houellbecq te poursuit jusque sur ton blog =)
Exact, mais vous constaterez, très chère, que je n’ai pas une seule fois rédigée une critique de l’un de ses roman, pour la simple et bonne raison qu’il ne m’a pas été possible mentalement d’en terminer un seul.
Sincères Condoléances,
Oskar Kermann Cyrus