Boudée par les critique depuis qu’elle caracole en tête des ventes, Amélie Nothomb est pourtant une très grande écrivaine. En 20 ans, elle a publié 20 romans et en a probablement écrit quatre fois plus. Faisant de la concision un défi, ses romans sont courts, incisifs et directs, avec un style léger mais brillant. Dialoguiste hors pair, son premier roman, Hygiène de l’Assassin, n’est qu’un long dialogue, conversation avec un écrivain misanthrope et passablement exécrable : Pretextat Tach.
Son dernier roman, Tuer le père, narre l’histoire de Joe, apprenti magicien et tricheur. Réflexion poussée sur la triche, l’honnêteté, la vérité et donc par extension sur la littérature et l’écrivain, Tuer le Père est un roman surprenant dans la bibliographie d’Amélie Nothomb. Des noms à-peu-près normaux, un dépaysement aux Etat-Unis, elle arrive tout de même à faire une courte apparition, au début du roman, arrivée incognito dans un club de magie fêtant son dixième anniversaire :
"Habile, votre déguisement d’Amélie Nothomb"
Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, c’est tout simplement un livre à lire. Avec les autres.

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