La dépression m’est tombé dessus. C’était palpable. Elle m’était familière, désormais, je savais la reconnaître. Elle me rappelait un film d’horreur que j’avais vu à la télé quand j’étais petit. Le personnage était prisonnier d’une pièce dérobée dans un grand château antique et le méchant de l’histoire actionnait une manette qui faisait descendre le plafond sur lui, lentement, inexorablement, pour le broyer. C’était ce que je ressentais; je n’étais jamais véritablement broyé, bien sûr, mais le plafond descendait assez bas pour que je le sente me peser sur l’échine, entraver ma liberté de mouvement, me paralyser.
La vie très privée de Mr Sim, Jonathan Coe
Superbe. Encore un livre à rajouter à ma PAL…