mouRIRE

Je suis assez fort. Bouillie de ricanements informes. Solution insoluble, plate ligne droite dans le noir d’un écran vide, jamais, vous m’entendez, jamais. Jamais la peur ne me mettra à terre. Jamais plus l’angoisse fera de mon corps son champ de bataille. Jamais plus mon sang ne coulera, ni pour les autres, ni pour moi. Pilule blanche éclate de rire, son cristallin entre mes dents, gloussement d’estomac plein ; Je fais le vide. Vague tentative d’énervement, avoir l’air – ne riez pas – plus vivant. Avoir l’air heureux. Blanc. Plein d’une joie surfaite, mais plein de joie aux yeux des passants. Ma pilule beauté, ma pilule sourire, ma pilule éclat de rire. Pilule sauveuse des apparences, je sombre, mais rayonnant. Je suis mort, mais en riant.

Je ne suis plus là.

Absurde moment suspendu,

Mort dans mes propres bras.

Absurde corps relâché,

Mort sans rien, vide et nu.

Absurde tête coupée,

Mort, sans rire, souffre Divin.

Absurde cri étouffé,

Mort et rire ;

Absurde Cynisme…

 

mouRIRE

RIRE

 

R.I.P

Oskar K Cyrus

Je vous ai enfin compris

Il vous faut du croustillant. Alors, pour cette note, c’est plutôt le mode d’emploi. Parce qu’apparemment, certains ont encore du mal a trouver le bouton des commentaires.

Mes chers lecteurs, car oui, même sans vous entendre, je sens que je vous aime déjà. Cela fait maintenant deux semaines que les statistiques de ce blog se sont emballées. Il y a plusieurs facteurs importants. Le premier, et non des moindres, est Mohamed Bouazizi, que j’ai cité dans mon article sur la révolution Tunisienne ("Les idées sont à l’épreuve des balles"). Chaque jour depuis qu’Internet est revenu librement (plus ou moins, parait-il) en Tunisie, il y a une cinquantaine de recherche sur son nom qui atterrissent sur mon blog. Ce n’est pas totalement une erreur. Je ferai certainement une note sur les effets des révolutions citoyennes qui ont eu lieu en Tunisie et en Egypte (même si cette dernière n’a pas totalement abouti), et rendrai hommage à ces citoyens morts pour la liberté du peuple. Car quand le gouvernement en est à tuer son peuple, c’est que le pouvoir est vacant, que la place est libre, alors, citoyens opprimés du monde entier, prenez la place.

Le deuxième facteur est le sujet des articles que j’ai publié depuis deux semaines. Sur la bataille Quatremer / Mélenchon, sur les Anonymous, sur la décision du Conseil constitutionnel… Et enfin sur qui-vous-savez-si-vous-êtes-sur-twitter-et-qu’il-vous-a-insulté ; Bref, je l’avoue, j’ai été plus réactif que d’habitude. Mais ça, chers lecteurs, vous vous en foutez complètement, car ce qui vous intéresse, c’est me parler. Enfin, ça, c’est ce que j’espère.

Car depuis que ce blog existe (fin 2009), seuls 31 commentaires ont été postés. Grand contraste avec le nombre de visites, donc une seule solution : vous ne savez pas comment faire. Je l’admets, ce thème, bien que très pratique pour ses multiples fonctions, et la liberté qu’il donne au niveau esthétique, n’est pas très très clair. En bas de chaque article, écrit en tout petit, vous avez la mention : "laisser un commentaire". Je voulons bien le mettre en rouge, mais je pouvons pas.

Si le dialogue vous fait peur, n’ayez crainte : je suis gentil. Il est vrai que l’écrit m’impose parfois une dureté de ton assez peu commune, et qu’ayant humilié publiquement ici un malheureux petit crétin fascistoïde ayant osé laisser un commentaire, Je peux comprendre la crainte que je provoque. Mais non, c’est une blague, l’autre, c’était l’administrateur du blog (sic) "lobbyjuif" (re-sic). Comprenez que quand l’on tient un morceau comme celui-là, on ne le lâche pas…

Je ne demande pas une réaction de votre part par simple caprice. Je sais que vous lisez mes articles, je sais que vous restez un peu (la seule chose que je ne sais pas sur vous, mise à part votre identité, c’est ce que vous pensez)… Et voilà, justement, ce que vous pensez. J’aimerais avoir ce dialogue. Moi le mort, rien qu’un tout petit contact. De temps en temps seulement , un interlocuteur vient me jeter son avis. Donc n’hésitez pas, je ne censure que ce qui pourrait me rendre responsable d’une quelconque infraction. Par contre, les commentaires qui seront censurés (pour racisme, homophobie, ou simplement bêtise crasse) seront démontés en place publique, dans un article.

Mes chers lecteurs, il faut que je vous quitte. J’espère avoir réussi à vous rendre esclave de ma prose, et qu’à l’avenir, vous réagirez, même négativement, à mes notes.

Merci de votre attention,

Oskar K Cyrus

Et l’Espoir s’est brisé dans un Eclat de Nuire…

Le Mouvement L’Éclat de Nuire vient de naître.  Petit texte d’introduction:

L’ECLAT DE NUIRE est un mouvement TERRORISTE artistique et littéraire prônant un ART DANGEREUX et l’anéantissement de la MORALE que VOUS faites semblant de COMPRENDRE. A travers la TRANSGRESSION des lois stupides et inutiles qui nous COMMANDENT, la SUBVERSION est le seul moyen valable pour agir. L’ABSURDE de votre monde à la déroute sera notre ARME LA PLUS FORTE, car celle que vous NE CONTRÔLEZ PAS.

Formé par deux entités PLUS OU MOINS réelles, L’ECLAT DE NUIRE ne promet rien. IL QUESTIONNE.

Inès Sirano – Oskar Cyrus

Transgression, Subversion ; Absurdons!

Vous pouvez également lire notre étrange manifeste sur le blog terroriste:

http://eclatdenuire.wordpress.com

"Apocalypse Manifesto"

Soyez nombreux à nous suivre sur Twitter et Facebook, mais également sur la nouvelle plateforme de partage et méfaits "We Love Words".

Nous vous promettons très bientôt une série d’attentats littéraire dans vos rues.

Sincères condoléances,

Oskar Cyrus

Retour

Un mois. Un mois de repos, de blanc. De page blanche. Un mois que je n’ai rien écrit et là, c’est le retour. D’habitude, ça mettait moins de temps pour revenir, toujours aussi peu clair, comme la vase au fond d’un lac, mais toujours aussi rapide, et délicieusement incertaine. Que fais-je. Plus d’interrogation, seulement des mots qui me viennent et que je ne peux plus arrêter. Enfin, plus trop. Stop. Redémarre.

Un mois. Un mois à couler de l’encre par les yeux sans que ça prenne forme: même pas. Un mois de calme sans écrire, tout juste perturbé par cette information somme toute inutile : Je n’écris pas. Je n’y arrive pas. Je m’en fous. Un peu. Il me reste au fond de ma tête un résidu d’agacement, une sorte de bourdonnement constant et qui me dit "Tu es malade!". Certes. Je suis malade. Et puis j’arrête, stop. Redémarre.

Un mois. Un mois de calme souriant, innocent, presque, insouciant, peut-être, avec la vie au dessus du doute qui ne se tait pas, non, mais que je n’entends pas. Pas assez fort. Mais tout de même. Agaçant, cette voix: "Tu n’écris pas: PROBLÈME". Sorte d’ordinateur rouillé et sa voix morse électronique terrifiante, là, tout au fond dans la tête, et qui bourdonne, déclic, voix, déclic, voix, déclic, voix. Décharge. Stop. Redémarre.

Un mois. Un mois, ce n’est pas tant le problème, mais l’exactitude qu’on y met. Sans se le dire, il y a quelque chose d’agaçant, un mois. C’est peu. Court. Ce n’est pas le problème, mais l’exactitude. Quand était-ce? Avant le grand revirement. Avant que je comprenne ce que j’allais faire du retour, après cette absence à dessaouler au fond de la corbeille à papier. Silence. Même sans le dire, c’est criant. On ne sait pas par quelle drogue on y met tout son cœur et puis… ça part. Sans rien, comme ça. On s’arrête. Stop. Redémarre.

Un mois. Un peu plus, un peu moins. Je ne sais pas.

Un mois.