Un doux chemin vers l’Enfer – Là où crèvent les illusions

Là où crèvent les illusions (bannière)

Vous savez, des fois, ça me manque d’écrire. Sans but. En laissant divaguer les mots parce que finalement c’est pour ça qu’ils sont faits. Divaguer. Cette année, puisque c’est le temps des bilans, j’ai tenté d’échapper à l’écriture. Tenté de m’échapper de la littérature. Essayé de fuir. Ça m’est revenu comme un poing dans la gueule. Et là, tout de suite, je me sens stupide d’avoir voulu échapper à la seule chose que j’arrive à accomplir. La seule chose qui me maintient dans ce grand gros monde blanc. Je m’accroche à la plume comme je m’accroche au monde : désespérément. Avidement. Dans un mélange souvent nauséeux – j’en suis conscient – de passion et de dégoût, de désir et de détestation, d’amour et de répulsion. Je ne vis que grâce à l’encre noire qui coule dans les veines sales de mon corps de papier, cadavre brûlé souillé déchiré gisant entre vos mains comme dans une tombe. Cher lecteur, vous êtes le cimetière dans lequel je repose. Lire la suite 

Au commencement, ce n’était pas de la douleur

J’ai regardé la corde. Je respirais. Je respirais et j’ai regardé la corde comme si elle était déjà souillée de mon sang. Cette fine corde. Fine corde. La veille, la musique, j’emportais avec moi les cris de quelqu’un d’autre. Un vacarme allant et venant, crochetant, se fermant, se rouvrant en cadence, petite lueur dans la frêle mélodie, crescendo et puis finale, dernier souffle, de toute façon la première fois n’est jamais qu’une répétition. Et le crime jamais qu’une partition. La vie. Le compositeur. Je ne suis que deux mains sous une tête de douleur. Le trottoir dur sur lequel je me prostitue, le béton et les pavés de la musique et de la littérature. Lire la suite

Retour aux Enfers

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Il est singulier qu’à chaque retour je promette que ce soit le dernier départ. Cela rate chaque fois. Les Enfers, c’est cet oubli douillet qui fait passer le temps plus vite qu’un tube à la radio. En 3 minutes 30 j’ai parcouru trois mois, quatre mois, bientôt cinq et me voilà hors de vue. Lire la suite 

Mon fantôme, et vice-versa

Il fallut me traîner jusqu’à l’endroit de ma tombe. De la mort à la naissance, dans cette ligne brisée d’effort et de mépris, je me suis fait un chemin comme les vers dans mon estomac. Je suis mort d’imbécile, de Honte, à vous me voilà. Hier il en faudra, trop – pas assez à son goût – qui eut la bonne volonté de : mon fantôme et vice-versa. Lire la suite