Stephen King: le fascisme sous le "Dôme"

domesking

Il est assez courant de penser Stephen King comme un simple écrivain divertissant. Tout juste lui accorde-t-on le génie nécessaire pour raconter de bonnes histoires d’horreur. Stephen King est pourtant un écrivain majeur de la littérature américaine, et ses livres ne s’arrêtent pas à la description talentueuse de phénomènes surnaturels, mais dessinent toujours une fresque sociale minutieuse, portée par des personnages profonds et complexes, fresque décrivant les rapports souvent compliqués entre classes et générations, les coulisses plus sombres du "rêve américain", et l’individualisme profondément ancré dans la culture américaine. Dôme, colossal roman de plus de 1000 pages, n’échappe pas à cette règle, mais est aussi et surtout une terrifiante chronique de la montée du fascisme. Lire la suite 

HEIL Mixbeat!

Le mauvais "blogueur" Carl Zéphir, 48 ans, alias Carl de Canada, du """blog""" Mixbeat (vague repère de petites ordures fascitoïde), a encore frappé. Ce bonhomme, déjà condamné plusieurs fois pour des forfaits de ce genre (insultes, diffamation…), Ado attardé (48 ans, il est temps de peut-être de passer le stade pipi-caca), a décidé sur un coup de tête de mener une croisade (plus que ridicule) contre l’anonymat. Investi en messie, il compare l’anonymat à – tenez-vous bien, c’est assez drôle quand il essaie de "bien écrire" – "une sorte de SIDA pour la liberté d’expression", et à lui d’expliquer comment la parole révélée (à lui seul, cependant) lui a imposé "cette mission". Sa première victime? Le célèbre blogueur-juriste Maître Eolas, que je connais mal et honnêtement, cela m’importe peu. Toucher à l’anonymat, c’est toucher à un des droits d’Internet. L’anonymat est même, selon moi, la seule manière honnête de faire passer des idées, car en impliquant moins sa personne, on aspire beaucoup mieux à l’intérêt général.

Cette croisade aurait pu s’arrêter là d’autant qu’il s’est trompé dans l’identité de Maître Eolas, et a donné le nom, l’adresse et le numéro de téléphone (portable et fixe) d’un autre avocat, qui doit voir assez rouge. Moi-même je n’en aurait pas parlé si un de ses lieutenants, ou même lui-même, ne m’avait pas fait l’honneur de m’écrire un poème d’un style assez inimitable (en effet, pour retrouver le même style, il faudrait remonter à peu près aux années quarante, environ). Car après avoir vu son compte Twitter supprimé, le monsieur est réapparu sous plusieurs identités, dont @mixbet et surtout @lemauri7.

@lemauri7, donc qui "insulte tous ceux qui osent s’en prendre au guru de twitter, j’ai cité Mixbeat [je coupe l'adresse du site, ce n'est pas la peine d'y aller. N'insistez pas.]" m’a gratifié d’un message pour le moins clair, après avoir traité la moitié de la twittosphère de "sale juif", de "gros pédé", d’avoir proféré des menaces de mort, de viol… enfin, le mieux c’est que je vous montre:

Donc après avoir enfreint un nombre assez important d’articles du code pénal, de la constitution, et de la déclaration universelle des droits de l’Homme, mais bizarrement aucune loi de la grande démocratie Iranienne, l’ordure analphabète m’a donc gratifié d’un tweet (que j’ai aussitôt ajouté dans mes favoris).
A dire vrai, je ne sais même plus quoi dire pour l’humilier, je n’en ai même pas envie, il le fait tout seul.
Mais à tout ceux qui me diront que j’ai franchi le point Godwin en invoquant les années quarante (ce qui est une sale habitude depuis que Rue89 a démocratisé l’expression), je justifie de ce pas:
« Si j’admets qu’il y a 1 à 2 millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel… Un peuple de race noble qui a très peu d’enfants possède un billet pour l’au-delà : il n’aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort… L’homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l’État dans ses fondements. À cela s’ajoute le fait que l’homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs… Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique.»
Discours du chef nazi Himmler sur l’homosexualité prononcé le 18 février 1937

« II faut abattre cette peste par la mort.»
Autre discours d’Himmler 16 novembre 1940
Sincères Condoléances,
Oskar K Cyrus
EDIT : Je n’avais pas vu l’excellente publicité que m’a fait le délicieux @mixbet, qui a raté une occasion de se taire puisqu’il m’a fait dépasser un record en terme de visiteurs…
Juste: je ne vois pas le rapport avec l’article qu’il a mis en lien (sur les anonymous), vu que mixbeat s’attaque violemment à l’anonymat, et que les anonymous s’attaquent violemment à toute forme de discrimination, dont l’homophobie (ils ont par le passé réussi à faire interdire une émission de radio homophobe et raciste). Erreur, mais beau coup de pub!

L’ONU et la Honte : A Love Story

Triangle Rose

Symbole de la déportation homosexuelle dans le Troisième Reich

Le 16 novembre, l’assemblée générale des nations unies a voté un amendement visant à retirer les préférences sexuelles des motifs de condamnation ou d’exécutions arbitraires, "parmi lesquels elle figurait depuis 1999", nous apprend le site d’information indépendant Rue89.

La liste ne comprend désormais que les précisions suivantes: Les enfants des rues, les minorités linguistiques, nationales ou religieuses, les défenseurs des droits de l’homme… Mais plus les homosexuels.

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Je ne veux pas. Vous-voyez, de toute façon, L’ONU et la honte, c’est comme une histoire d’amour, entre faux-semblants et mensonges, baillons et oeillères, cette institution a prouvé maintes fois sa bêtise et son inefficacité. Je vais me contenter de brûler à grosses flammes les drapeaux des pays qui suivent:

Liste des Drapeaux à Brûler:

Afghanistan, Algérie, Angola, Azerbaijan, Bahamas, Bahrain, Bangladesh, Belize, Benin, Botswana, Brunei Dar-Sala, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chine, Comoros, Congo, Cote d’Ivoire, Cuba, République Populaire Démocratique de Corée, République Démocratique du Congo, Djibouti, Egypte, Érythrée, Ethiopie, Ghana, Grenade, Guyana, Haiti, Indonésie, Iran, Irak, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kuwait, Lebanon, Lesotho, Liberia, Libye, Madagascar, Malawi, Malaisie, Maldives, Mali, Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Niger, Nigeria, Oman, Pakistan, Qatar, Russian Federation, Rwanda, Saint Kitts and Nevis, Saint Lucia, Saint Vincent and Grenadines, Saudi Arabia, Senegal, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Suriname, Swaziland, République Arabe Syrienne, Tajikistan, Tunisie, Ouganda, Emirats Arabes Unis, Tanzanie, Ouzbékistan, Viet Nam, Yemen, Zambia, Zimbabwe.

Liste des Drapeaux lâches (faites en ce que vous voulez)

Antigua-Barbuda, Barbados, Belarus, Cambodia, Cape Verde, Colombia, Fiji, Mauritius, Mongolia, Papau New Guinea, Philippines, Singapore, Sri Lanka, Thailand, Trinidad and Tobago, Tuvalu, Vanuatu

Sincères condoléances,

Oskar K Cyrus

Je suis une putain et mon point G est dans vos commentaires…

Je dois Tout d’abord commencer par le fait que je suis très fier de ce titre, si je devais n’en garder qu’un, soyez certain que ce serait celui-ci. Mais la raison de ce titre se trouve ci-dessous, un commentaire du mystérieux et provocateur CMorasse, qui n’a pas eu peur de m’attaquer sur mon blog. Chic alors. Je n’attendais que ça, même si je préfèrerais un procès.

Votre déception vient peut-être du fait qu’au Canada, les sites qui vous déplaisent ne peuvent être censurés sur un claquement de doigts ?
Par ailleurs, je vous reconnais un certain talent en diffamation.

Bon. Je voudrais signaler tout de même quelque chose. Je n’ai fait que commenter des citations qui sont étayées par des captures d’écran. Il n’y a donc aucune diffamation. Fasciste? Il me semble que quand on travaille à la réhabilitation du régime Nazi, on peut tout de même accepter cette critique. Je ne pensais pas sérieusement que vous auriez l’outrecuidance de venir me faire des leçons, mais j’ai tout de même réfléchis à un contre-argumentaire, qui va certainement vous plaire, puisqu’il n’a quasiment rien à voir avec vos propos. Tout d’abord, sur le blog "lobbyjuifblabla…", tous les propos sont contraires à la déclaration universelle des droits de l’homme, dont le Canada est signataire. Mais honnêtement, ça n’est qu’un préambule. Je me fous complètement des lois ou de leur répercutions, je me fous du Canada et de leur législation, je ne fais que constater des propos contraires aux droits humains, et dont vous vous vantez.

Ce dont je vais vous parler, c’est de moi, voyez-vous. Comme ça je n’aurais plus aucune crainte de diffamer qui que ce soit, tout en rendant hommage à vos trois petites lignes pleines d’humour et de lucidité. D’abord, je n’ai pas claqué des doigts. Je trouve que c’est mieux dans le jazz, le swing, la musique, quoi. Mais vous autres, petits nazillons, n’aimez pas le jazz, c’est de la musique de nègre. Souvenez vous, petits misérables putes fascistoïdes. L’art dégénéré, l’art que vous appeliez, en 33, l’art "dangereux". Et bien je me trouve de ce côté là du fil. Du côté du danger, de la transgression de vos petites règles autoritaires. Car vous hurlez au scandale contre une censure (qui, je vous le rappelle, ne ferais que respecter les Hommes), mais sauvez un régime qui n’a eu de cesse de censurer l’Art, la musique, la presse, la littérature, au nom d’une Race supérieure dont vous ne faites même pas partie. Êtes vous des anges blonds scandinaves? Il me semble que le Canada est trop loin de l’Allemagne pour faire de tels rapprochement, car, vous voyez, nous avons plus en commun avec les Afghans et les Palestiniens qu’avec vous. Étonnant, non?

Alors laissez-moi rire. Maintenant, c’est MA partie. MON couplet. C’est à moi de chanter, et pardonnez-moi de chanter plus juste. Vous voyez, j’ai toujours été plus ou moins rejeté par la masse. Par les autres que l’on appelle plus souvent "les gens normaux". Je n’étais pas assez comme eux. Pas un suiveur, pas quelqu’un d’enrôlé dans leur idéologie de merde, contrôlé comme vous l’êtes tous aujourd’hui. J’ai fini par la détester, cette masse. Ces pauvres cons qui préfèrent répéter leurs slogans télévisés que de réfléchir un instant. Ces pauvres petits moutons qui bêlent un peu chaque année dans la rue en appelant ça "manifestation", alors qu’ils n’en pensent rien. Je les déteste. C’est ainsi. Vous savez que j’ai failli être assassin? Il fallait choisir. J’avais fait ma liste de personne à tuer, des gens qui m’avaient humiliés pour ce que j’étais. Je l’ai toujours, cette liste. Mais j’ai trouvé une autre manière de combattre. Étonnant. Vraiment étonnant. J’ai écouté un artiste qui a dit: "Faites de votre vie une œuvre d’art". Dégénéré. Je suis devenu un fou. Je suis fou. Et vous savez ce qu’a été ma motivation? Tuer par l’écriture. C’est un défi de taille, ça, non? Vous ne trouvez pas? Alors je m’exerce, et voyez-vous, vous êtes mon cobaye. Je ne réussirai peut-être pas, même certainement pas, vous êtes en béton armé. Je n’aime pas le béton. C’est moche et ça n’a que très peu de conversation. Au fond, vous êtes comme ça. Vous tournez en rond. Vous vous interdisez de réfléchir autrement que par vos trois petites lignes merdiques lancées là on ne sait pourquoi.

Alors, là, vous avez déjà relevé une contradiction: je défends les droits humains mais prétends tuer par l’écriture. Alors je vous explique. Si je vous ai raconté tout ça, c’est pour vous dire que moi, sous la seconde guerre mondiale, je serais passé par la cheminée. J’aurais eu le triangle rose comme seul signe de reconnaissance, brûlé par un putain d’incinérateur dont vous voulez absolument nier l’existence. C’est ça, pour moi, les droits humains. Je ne fais pas de généralité autrement que sur les fascistes, et les salauds comme vous. Les masses ne m’intéressent que très peu. Mais je n’attaque jamais que ceux qui massacrent. Les Nazis sur les tziganes, les homos et les juifs (etc.), les Israéliens sur les palestiniens, les Russes sur les tchétchènes, … Voyez, je ne fais pas partie de la fameuse "propagande sioniste" que vous attaquez sur le blog. Je ne suis ni juif ni chrétien ni musulmans parce que je ne suis accepté nulle part. Les religions monothéistes ont depuis plus de 2000 ans faits plus de morts que de miracles. Et les homos font partie des morts.

Mais je patauge dans la guimauve. Je ne cherche pas à faire pleurer qui que ce soit, moi-même je n’y arrive plus. Je ne pleure plus parce que je n’ai que la Haine comme moteur, la colère, le ressentiment, et la vengeance. Je vous jure d’arriver à nuire à tous ceux qui m’ennuient.

Tout ça pour vous dire que plus les commentaires sont odieux, plus je monte dans l’échelle de la jouissance. Dans mon petit enfer personnel, je vous assure que ça fait son effet. Et plus ils sont nombreux, moins je connais de limite dans le barbare. Soyez certain que l’écriture a un pouvoir très important, et les mots sont lourds.

Mes sincères condoléances,

Oskar Cyrus

Homophobie : A vomir sur Dieu et Notre-Dame

« Si j’admets qu’il y a 1 à 2 millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel… Un peuple de race noble qui a très peu d’enfants possède un billet pour l’au-delà : il n’aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort… L’homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l’État dans ses fondements. À cela s’ajoute le fait que l’homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs… Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique.»
Discours du chef nazi Himmler sur l’homosexualité prononcé le 18 février 1937

« II faut abattre cette peste par la mort.»
Autre discours d’Himmler 16 novembre 1940

Aujourd’hui, Place Notre-Dame, des homosexuels ont décidés de s’embrasser pour le kiss-in contre l’homophobie initialement prévu à cet endroit, mais suite à une menace des intégristes catholiques, déplacé à la fontaine  St-Michel. La vidéo est prise Place Notre-Dame, et les nazillons que vous voyez s’agiter sont bien des catholiques.

Triangle rose pour la déportation homosexuelle

Que dire de plus. Les extraits des discours d’Himmler parlent d’eux-même. Peut-on en dire plus? Je ne pensais pas qu’il y avait autant de crétins fascistes en France. J’applaudis ces homosexuels qui ont osés malgré les menaces. Ce n’est pas facile. Cette scène s’est passé aujourd’hui (rappel) et nous sommes en 2010, pas en 1940. Ces gens qui hurlent "sales tarlouzes!" "allez faire ça chez vous!" "dehors!" sont des gens que vous pouvez croiser dans la rue, qui sourient même, mais qui sont capables de telles horreurs. A cette époque, cela dépasse l’entendement. Se croient-ils en croisade? J’aime à les croire débiles, atteint psychologiquement par cette maladie incurable appelée Religion. J’aime croire qu’ils sont irresponsables, juste déments, qu’ils ne pensent pas, parce que c’est interdit de penser. J’aime croire tout ça. J’aimais croire ça. J’étais rassuré.

Mais quand je vois ces visages transformés par la haine, quand je vois ces bouches béantes, ces crânes rasés, ces dents qui hurlent, ces cris, quand j’entends ça, quand je vois le monde que ça rassemble, derrière la bannière dépoussiérée de la race pure, sous l’étendard nauséeux de leur Dieu cruel et despote, sous les cris déments, sous leurs insultes… Moi j’abandonne. Je plonge. Sont-ils capables de faire cramer des homos parce que ce n’est pas autorisé par leur religion de merde? TOUS, ils méritent TOUS de cramer dans leur enfer, celui qu’ils ont inventé pour nous. Toutes, qu’ils soient Islam, Judaïsme, Christianisme, Toutes ces religions méritent de disparaitre. C’est un asservissement trop grand, et encore, depuis plus de 2000 ans, le plus grand danger de l’humanité. C’est la meilleur arme contre l’unité. La religion, leurs livre de pornographie céleste, à brûler dans le seul autodafé qui puisse être encore juste. A détruire dans le dernier bûcher, pour un monde meilleur. C’est ainsi.

Je préfère finir comme Sodome. Je finirai comme Sodome. Châtié par Dieu et sa Gestapo céleste, chassé par les SS qui lui servent de fidèle, humilié par ces foules rugissantes qui n’ont plus rien dans le crâne qu’une poignée de pages: leur sainte inquisition, Bible fétide ruisselante du sang de tous les hérétiques assassinés depuis des siècles. Je serai à leur procès si par justice un jour nous somme victorieux. Alors nous pourrons commencer à vivre. Je serai à leur procès et je ne jure par aucune pitié, ils prendront tous ces siècles d’humiliation sur leur pauvre dos glorieux, recourbés comme des petits fascistes qui ont senti le vent tourner. L’Histoire le dira. Mais j’espère être à leur procès.

Le Procès de la bêtise. Va-t-il arriver?

Crime contre l’humanité.

Je finis par un discours de Marilyn Manson, lors d’un passage sur la chaine MTV:

"Mes chers compatriotes, libérons-nous de l’oppression du fascisme chrétien, libérons-nous de l’oppression du fascisme de la beauté. Je vois bien que vous essayez tous de ne pas être laids, d’être mieux que les autres, de gagner votre place au paradis. Mais je vous le demande: voulez-vous vous retrouver dans un endroit rempli de CONNARDS ?"

C’est pour cette raison que le nouveau sous titre de ce blog sera : "Du côté de Sodome". En signe de protestation contre cette dictature qui dure depuis trop longtemps. Trop de morts.

Sincères condoléances,

Oskar Cyrus

 

EDIT :

Les petits Nazillons d’extrémistes catholiques du salon beige (je ne donnerai pas le lien du blog de ces minables petits ligueurs morveux) ont postés un compte rendu en direct du kiss-in improvisé devant Notre-Dame. Je n’ai pas résisté à l’envie de vous le faire lire. Pardonnez-moi l’expression, mais c’est presque bandant de précision pornographique.

14h00 : Actuellement, il y a une centaine de personnes sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Toutes catholiques, et aucun activiste homosexuel à l’horizon. Ils seront restés sagement place St Michel. Néanmoins, il semble que le groupuscule ultraviolent Act Up ait prévu d’intervenir. De nombreux policiers sont déployés sur la place.

14h10 : 5 provocateurs homosexuels ont été rembarrés par les forces de l’ordre. On compte environ 150 catholiques sur le parvis.

14h30 : Environ 200 catholiques ont été provoqués par une trentaine d’extrémistes homosexuels. 4 personnes ont été interpellées.

15h10 : une dizaine de militants de SOS-Racisme n’ont pas réussi à déployer les affiches qu’ils avaient apportées. Ils ont été gentiment raccompagnés au-delà du parvis.

Que dois-je dire après cela? "Activiste homosexuel" "provocateur homosexuel" "extrémistes homosexuels", je dois dire que pour varier la forme, ils ont du vocabulaire. Mais amusez-vous à comparer ce texte avec celui d’Himmler. On va faire un quiz après. "Qui a dit quoi?" Je pense qu’il y aura beaucoup de confusion. Ajoutez au fait que ce groupuscule d’extrême-droite soit lié au FN… Drôle, non? Comme on se retrouve toujours au même endroit.

Aller, en bonus, un autre morceau choisi, celui-ci vient du père Tony Anatrella:

"La confusion des principes à ce sujet ne peut qu’obscurcir et fragiliser le cadre porteur de la société en déstabilisant le couple, le mariage et la famille qui ne sont pas à la libre disposition du législateur et du pouvoir politique pour en changer la nature. Ils ont la responsabilité de créer des lois en cohérence avec la nature altersexuelle du mariage et de la famille. Leur transgression favorise un tohu-bohu dans la différence des générations et insinue l’endogamie du même avec le semblable suscitant l’insécurité et accentuant la violence dans les relations humaines. Il suffit d’observer dans quel état moral se trouvent les pays développés lorsque des politiques se jouent des invariants humains. En France, le partenariat contractuel créé par le Pacte civil de solidarité (1999) a fait chuter le nombre des mariages. Un fait prévisible et qui fut annoncé en son temps. Le Pacs est à l’image de la précarité affective de l’époque actuelle et ne contribue pas à la paix sociale. Bien au contraire, il participe à la dissociation invisible des liens symboliques dont la société a besoin pour vivre. [...]

Les médias et les militants des associations homosexuelles se donnent même le pouvoir de banaliser l’homosexualité dans de nombreuses séries télévisées et dans des débats qui font l’impasse sur la problématique psychique qui est en jeu, et de la propager dans les écoles. Une chose est d’en appeler à respecter les personnes, une autre est de permettre le mariage et la filiation à des personnes de même sexe ; voire d’imposer l’homosexualité auprès des enfants et des adolescents dans le cadre scolaire. Les jeunes sont souvent dans des périodes de maturation affective et dans le dénouement de leur identification homosexuée (qui n’est pas encore l’homosexualité) pour acquérir de la confiance dans leur identité. Au lieu de les aider à s’acheminer vers l’hétérosexualité, on leur présente l’homosexualité comme une alternative, ce qu’elle n’est pas, qui les renvoie à une régression en érotisant leurs identifications premières. La plupart des jeunes ressortent de ces séances en masquant leur sentiment de révolte d’être ainsi manipulés car ils savent bien qu’on veut les entraîner sur un terrain qui ne représente pas un réel accomplissement affectif. Les médias et les militants de cette cause sont perçus comme ceux qui veulent justifier à tout prix une situation dont la base est problématique. Pour les enfants et les adolescents, un couple et une famille, c’est un homme et une femme. Le reste est une duperie sociale et une affaire de convenance qui est étrangère au mariage et à la parenté. L’école devient ainsi l’enjeu d’influences idéologiques sous le prétexte de la lutte contre « l’homophobie », ce qui est un prétexte pour imposer une singularité et déposséder les parents de leur éducation."

 Le plus drôle est à suivre. Ce prêtre, qui se prétend psychanalyste, a par plusieurs fois été accusé (sans suite cependant mais il a un carnet d’adresse plutôt bien rempli) d’attouchements sexuels. C’est à lire sur le site tetu.com là:

http://www.tetu.com/actualites/france/Attouchements-sexuels-la-plainte-contre-Tony-Anatrella-est-classee-sans-suite-11966

Voilà la fin de cet Edit assez long.

Bonne nuit.

Se réveiller est un temps si dur

Aujourd’hui, un réveil de fantôme m’a dit, pour cette nuit, que je rentrerai. S’exercer à rester debout. S’exercer à tester tous les boutons de cette foutue existence enfuie au siècle dernier. On ira au dessus des dernières collines de la mort pour voir le monde des vivants. D’en haut. Le soleil sera toujours là. Et le bruit.  On aura oublié que tout est transparent, qu’il suffit de bien regarder, tout derrière, pour vraiment voir à travers.

Je rentrerai.

Oskar Cyrus s’éveille. Bonjour.

Aujourd’hui, je vous réveille avec la nouvelle vidéo de Marilyn Manson. Running to the edge of the world. Et bien je trouve que ce film exerce une force extraordinaire sur le mental. Ce visage si proche tout en tension, ces lumières derrière, dont on ne sait pas trop si elles sont celles d’une ville ou celles d’un tableau de mixage, mais qui semblent si lointaines. Ces couleurs à la fois vives et tamisées. Et cette fille que l’on bat dans une salle de bain trop petite, et que l’on jette dans une baignoire. Il y a de la violence et une grande tendresse, de la cruauté et de la peur, des deux côtés. De la peur. La musique elle-même, jusqu’aux paroles sombres relèvent du génie. Faire quelque chose de nouveau en musique est tout de même assez rare.

Bonjour. Oh mon Dieu le soleil se lève.

Bonjour.

Manson, c’est en peu de mots un des plus grands artistes de ce siècle, aux côtés de Dali et de Warhol, un de ceux qui savent transformer leur propre vie en œuvre d’art. Marilyn Manson est à la fois l’artiste et son oeuvre la plus perturbante, la plus fascinante, mais la plus incomplète. Cette œuvre-là ne sera achevée que par sa mort. C’est certain.

Marilyn Manson, c’est l’histoire d’un garçon timide et mal dans sa peau, terrifié par tout ce qu’on lui racontait, mais qui est devenu en quelques années la personnification de ses propres peurs, et des nôtres. Manson, c’est la société américaine, c’est le monde, même. Il est au monde ce que la conscience est à l’Homme : le témoin que nous ne pouvons fuir. Il est dans la bouche de beaucoup de gens une crainte mêlée de dégout, une angoisse, une sorte d’admiration terrifiée, de fascination pour quelqu’un dont on ne sait finalement pas grand chose. Manson s’est appliquée en plus de quinze ans de méfaits, à nous jeter nos vices au visage, à nous mettre en garde contre le fascisme, contre l’extrémisme religieux, contre la perte de nos personnalités. Il s’est appliqué à nous répéter sans cesse: "Faites de votre vie une œuvre d’art!"

Chiche!

Mais le fascisme est là. Malgré Obama, malgré les signes d’encouragement, le fascisme grimpe en flèche sur l’échelle de popularité. Le fascisme a plusieurs noms. Berlusconi en Italie, où les medias sont devenus medias d’Etat, Nicolas Sarkozy en France et ses attaques contre la presse libre et engagée, et enfin dans toute l’europe, une montée grandissante de l’extrême-droite europhobe, xénophobe (et j’en passe des meilleurs), nostalgique du bon vieux temps où l’on pouvait sans crainte faire croire à un peuple tout entier que le problème, et bien c’est la liberté. Et les juifs. Mais ça, parait-il, c’est dépassé.

Dépassé? Pas si sûr. Situation de crise économique, taux de chômage qui explose, crise écologique, sur fond de pandémie grippale: le terreau de tout totalitarisme. Les graines, elles sont déjà au pouvoir. Le populisme c’est l’art de bien parler aux gens, ou de flatter leur cupidité, leur individualisme avec des slogan. Le populisme, c’est Sarkozy, Berlusconi, Poutine, et le reste. Et sur tout ça, planter la peur, l’angoisse, la haine, la discorde ; Puis instrumentaliser l’histoire, inventer une identité commune (tiens tiens), renforcer le peuple sous la bannière du nationalisme, et combattre. Vous obtenez un régime autoritaire. La sécurité est prétexte au retrait progressif des libertés, même si on garde le nécessaire pour dire au bon peuple: "regardez, vous êtes libres!". Parole de fantôme, vous êtes foutus.

Après, on jure sur des symboles déterrés à la hâte. Un drapeau, un hymne violent et fort, une devise irréprochable, et un homme. Un homme. Autocratie.

A ce sujet, je vous conseille l’excellent film allemand "La Vague", tiré d’une histoire vraie, et qui est tout simplement le film le plus effrayant que j’ai jamais vu. L’émergence d’un totalitarisme à l’échelle d’un lycée. Terrifiant et instructif.

Le débat? Miné, vérolé par la haine des uns, l’inexistence des autres, et le désarroi du peuple. Personne n’est capable de le mener.

Le fascisme est déjà là. Laissons-le faire, on verra.

On verra.

Amitiés,

Oskar Cyrus