Des garçons, pas des hommes

Egalité

J’avais déjà remarqué ce léger travers, auparavant. Peut-être que l’on attrape ce tic de langage comme une maladie. Peut-être que l’on prend cette maladie comme une sale habitude. A force de l’entendre dans la bouche des autres. A force de l’entendre, de se le voir asséné comme une série de coups de poing. Les homos sont « des garçons », pas des hommes. Lire la suite 

God’s Business

God's Business

Vous les avez sans doute croisés. Dans vos rues, dans vos radios, dans vos ordinateurs ou dans votre télévision. Parfois même dans l’école de vos enfants, dans votre lycée, dans votre université, parfois aussi sur votre lieu de travail. Les cons. Une colonie de bonobos qui font semblants d’être nombreux juste parce qu’ils sont partout. Recrutés dans les dernières paroisses pleines de nos villes, un peu aussi dans les mosquées, les synagogues, les temples – et autres lieux de réunions où l’on cultive avec douceur la haine du prochain – nourris à l’Ostie, ils défilent le sourire aux lèvres pour vous expliquer du haut de leur grande expérience qui vous devez haïr, et avec qui vous devez baiser. Lire la suite 

Les fantômes du placard

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De temps en temps, il m’arrive d’avoir trop de choses à exprimer, à écrire, à hurler, pour en faire plusieurs notes structurées, bien séparées par des murs invisibles qui empêcheraient – peut-être – aux problèmes de se mélanger. Parfois c’est … Lire la suite 

Ces politiques qu’il faut faire taire

Bonne droite "saucisson pinard", très copain avec Vanneste, il avait survécu trop longtemps à mon indulgence. Monsieur Jacques Myard est en effet un délinquant récidiviste. Jamais condamné parce que placé du bon côté du pouvoir, il s’est trouvé un terrain de jeu assez vaste pour que son neurone putride s’y sente à l’aise : l’homophobie. En 1998, déjà, il comparait l’homosexualité à la zoophilie (ce qui me fait beaucoup rire, quand on sait que grand nombre de gros porcs de son âge aiment appeler leur femme "ma chienne" pendant l’accouplement). Le voilà récidivant en assimilant l’homosexualité à une "perversion sexuelle" (notion assez creuse, soit dit en passant, pour y mettre en vrac l’homosexualité et le sado-masochisme, ainsi que d’autres pratiques sexuelles qui existent depuis bien plus longtemps que la sainte mère de cet homme). Je vous laisse un instant savourer ses propos, tenus sur la radio de "gentils gauchistes" (sic) du Mouv’.

"Pas du tout, j’ai dit ceci ; on me dit qu’il faut prendre en compte l’homosexualité parce qu’elle existe. J’ai dit qu’à ce moment-là, toutes les perversions sexuelles… Le zoophile existe, vous allez le prendre en compte ?"

Voilà voilà. Mais le bonhomme va plus loin. Non content de courir derrière la prose agitée des plus grands démocrates du vingtième siècle (je pense aux propos délicieux de feu Himmler sur la même question), il transforme l’homophobie, délit avéré, en opinion libre d’être exprimée – comme l’approuvera certainement Bruno Wiel, victime d’agression homophobe (doux euphémisme : humiliation, coups, torture et viol) – en lançant, débile et fier :

"J’ai le droit de le penserD’autres pensent le contraire. Il est sûr en tous cas que la civilisation s’est développée sur l’hétérosexualité."

La grande question de la civilisation n’est là, ne vous-y trompez pas, que pour faire joli, c’est une très belle fioriture, mais de piètre qualité, quand on sait que de récents dessins érotiques homosexuels ont été découverts à l’intérieur de ce que le commun des mortels appelle "grottes préhistoriques", et que selon les experts (de nos ancêtres, et non de l’érotisme), ils sont authentiques. La civilisation, mon cher, est autre chose de plus grand que la simple procréation, où l’homme possède la sacro-sainte virilité, et la femme le rôle tout bête de matrice sur patte – en plus jolie pour que ces messieurs puissent bander. Mais la perle la plus grosse est cette première phrase : "J’ai le droit de le penser". Et bien non, monsieur Myard, vous n’avez pas le droit. Il faut cesser de présenter l’homophobie déguisée sous de plus beaux atours, d’une tolérance de façade digne des plus grandes pensées de la vieille Boutin ; il faut affirmer, comme la République le prévoit que l’homophobie, comme discrimination (et l’on est bien dans ce registre, mon bon monsieur) n’est pas une opinion, mais un délit, au même titre que le racisme et l’antisémitisme.

Alors je vous laisse sur le profond dégoût que m’inspire cet homme, sa sale ordure d’idéologie rétrograde et passéiste, discriminatoire et injuste. Qu’il aille se faire chouchouter par les nouveaux avatars de l’extrême-droite identitaire, par les envoyés de Dieu, par les pleutres du Vatican. Et tenez, pourquoi ne pas se réserver une chambre avec Moubarak, le grand "socialiste" démocrate Egyptien, qui emprisonne les homosexuels depuis trente ans. En tout cas, chers électeurs, à la prochaine élection, veuillez déboulonner ce grand crétin qui ose se prétendre élu du peuple, en excluant au passage ceux qu’il ne trouve pas assez propres.

Sincères Condoléances,

Oskar K Cyrus

PS [edit] : Pardonnez mon oubli, j’ai oublié de citer la meilleure sentence de notre ami : "Messieurs les homos des deux sexes, foutez-nous la paix ! " Je vous laisse la prononcer à voix haute…

L’ONU et la Honte : A Love Story

Triangle Rose

Symbole de la déportation homosexuelle dans le Troisième Reich

Le 16 novembre, l’assemblée générale des nations unies a voté un amendement visant à retirer les préférences sexuelles des motifs de condamnation ou d’exécutions arbitraires, "parmi lesquels elle figurait depuis 1999", nous apprend le site d’information indépendant Rue89.

La liste ne comprend désormais que les précisions suivantes: Les enfants des rues, les minorités linguistiques, nationales ou religieuses, les défenseurs des droits de l’homme… Mais plus les homosexuels.

Je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Je ne veux pas. Vous-voyez, de toute façon, L’ONU et la honte, c’est comme une histoire d’amour, entre faux-semblants et mensonges, baillons et oeillères, cette institution a prouvé maintes fois sa bêtise et son inefficacité. Je vais me contenter de brûler à grosses flammes les drapeaux des pays qui suivent:

Liste des Drapeaux à Brûler:

Afghanistan, Algérie, Angola, Azerbaijan, Bahamas, Bahrain, Bangladesh, Belize, Benin, Botswana, Brunei Dar-Sala, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chine, Comoros, Congo, Cote d’Ivoire, Cuba, République Populaire Démocratique de Corée, République Démocratique du Congo, Djibouti, Egypte, Érythrée, Ethiopie, Ghana, Grenade, Guyana, Haiti, Indonésie, Iran, Irak, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Kenya, Kuwait, Lebanon, Lesotho, Liberia, Libye, Madagascar, Malawi, Malaisie, Maldives, Mali, Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Niger, Nigeria, Oman, Pakistan, Qatar, Russian Federation, Rwanda, Saint Kitts and Nevis, Saint Lucia, Saint Vincent and Grenadines, Saudi Arabia, Senegal, Sierra Leone, Somalie, Afrique du Sud, Soudan, Suriname, Swaziland, République Arabe Syrienne, Tajikistan, Tunisie, Ouganda, Emirats Arabes Unis, Tanzanie, Ouzbékistan, Viet Nam, Yemen, Zambia, Zimbabwe.

Liste des Drapeaux lâches (faites en ce que vous voulez)

Antigua-Barbuda, Barbados, Belarus, Cambodia, Cape Verde, Colombia, Fiji, Mauritius, Mongolia, Papau New Guinea, Philippines, Singapore, Sri Lanka, Thailand, Trinidad and Tobago, Tuvalu, Vanuatu

Sincères condoléances,

Oskar K Cyrus

Je suis une putain et mon point G est dans vos commentaires…

Je dois Tout d’abord commencer par le fait que je suis très fier de ce titre, si je devais n’en garder qu’un, soyez certain que ce serait celui-ci. Mais la raison de ce titre se trouve ci-dessous, un commentaire du mystérieux et provocateur CMorasse, qui n’a pas eu peur de m’attaquer sur mon blog. Chic alors. Je n’attendais que ça, même si je préfèrerais un procès.

Votre déception vient peut-être du fait qu’au Canada, les sites qui vous déplaisent ne peuvent être censurés sur un claquement de doigts ?
Par ailleurs, je vous reconnais un certain talent en diffamation.

Bon. Je voudrais signaler tout de même quelque chose. Je n’ai fait que commenter des citations qui sont étayées par des captures d’écran. Il n’y a donc aucune diffamation. Fasciste? Il me semble que quand on travaille à la réhabilitation du régime Nazi, on peut tout de même accepter cette critique. Je ne pensais pas sérieusement que vous auriez l’outrecuidance de venir me faire des leçons, mais j’ai tout de même réfléchis à un contre-argumentaire, qui va certainement vous plaire, puisqu’il n’a quasiment rien à voir avec vos propos. Tout d’abord, sur le blog "lobbyjuifblabla…", tous les propos sont contraires à la déclaration universelle des droits de l’homme, dont le Canada est signataire. Mais honnêtement, ça n’est qu’un préambule. Je me fous complètement des lois ou de leur répercutions, je me fous du Canada et de leur législation, je ne fais que constater des propos contraires aux droits humains, et dont vous vous vantez.

Ce dont je vais vous parler, c’est de moi, voyez-vous. Comme ça je n’aurais plus aucune crainte de diffamer qui que ce soit, tout en rendant hommage à vos trois petites lignes pleines d’humour et de lucidité. D’abord, je n’ai pas claqué des doigts. Je trouve que c’est mieux dans le jazz, le swing, la musique, quoi. Mais vous autres, petits nazillons, n’aimez pas le jazz, c’est de la musique de nègre. Souvenez vous, petits misérables putes fascistoïdes. L’art dégénéré, l’art que vous appeliez, en 33, l’art "dangereux". Et bien je me trouve de ce côté là du fil. Du côté du danger, de la transgression de vos petites règles autoritaires. Car vous hurlez au scandale contre une censure (qui, je vous le rappelle, ne ferais que respecter les Hommes), mais sauvez un régime qui n’a eu de cesse de censurer l’Art, la musique, la presse, la littérature, au nom d’une Race supérieure dont vous ne faites même pas partie. Êtes vous des anges blonds scandinaves? Il me semble que le Canada est trop loin de l’Allemagne pour faire de tels rapprochement, car, vous voyez, nous avons plus en commun avec les Afghans et les Palestiniens qu’avec vous. Étonnant, non?

Alors laissez-moi rire. Maintenant, c’est MA partie. MON couplet. C’est à moi de chanter, et pardonnez-moi de chanter plus juste. Vous voyez, j’ai toujours été plus ou moins rejeté par la masse. Par les autres que l’on appelle plus souvent "les gens normaux". Je n’étais pas assez comme eux. Pas un suiveur, pas quelqu’un d’enrôlé dans leur idéologie de merde, contrôlé comme vous l’êtes tous aujourd’hui. J’ai fini par la détester, cette masse. Ces pauvres cons qui préfèrent répéter leurs slogans télévisés que de réfléchir un instant. Ces pauvres petits moutons qui bêlent un peu chaque année dans la rue en appelant ça "manifestation", alors qu’ils n’en pensent rien. Je les déteste. C’est ainsi. Vous savez que j’ai failli être assassin? Il fallait choisir. J’avais fait ma liste de personne à tuer, des gens qui m’avaient humiliés pour ce que j’étais. Je l’ai toujours, cette liste. Mais j’ai trouvé une autre manière de combattre. Étonnant. Vraiment étonnant. J’ai écouté un artiste qui a dit: "Faites de votre vie une œuvre d’art". Dégénéré. Je suis devenu un fou. Je suis fou. Et vous savez ce qu’a été ma motivation? Tuer par l’écriture. C’est un défi de taille, ça, non? Vous ne trouvez pas? Alors je m’exerce, et voyez-vous, vous êtes mon cobaye. Je ne réussirai peut-être pas, même certainement pas, vous êtes en béton armé. Je n’aime pas le béton. C’est moche et ça n’a que très peu de conversation. Au fond, vous êtes comme ça. Vous tournez en rond. Vous vous interdisez de réfléchir autrement que par vos trois petites lignes merdiques lancées là on ne sait pourquoi.

Alors, là, vous avez déjà relevé une contradiction: je défends les droits humains mais prétends tuer par l’écriture. Alors je vous explique. Si je vous ai raconté tout ça, c’est pour vous dire que moi, sous la seconde guerre mondiale, je serais passé par la cheminée. J’aurais eu le triangle rose comme seul signe de reconnaissance, brûlé par un putain d’incinérateur dont vous voulez absolument nier l’existence. C’est ça, pour moi, les droits humains. Je ne fais pas de généralité autrement que sur les fascistes, et les salauds comme vous. Les masses ne m’intéressent que très peu. Mais je n’attaque jamais que ceux qui massacrent. Les Nazis sur les tziganes, les homos et les juifs (etc.), les Israéliens sur les palestiniens, les Russes sur les tchétchènes, … Voyez, je ne fais pas partie de la fameuse "propagande sioniste" que vous attaquez sur le blog. Je ne suis ni juif ni chrétien ni musulmans parce que je ne suis accepté nulle part. Les religions monothéistes ont depuis plus de 2000 ans faits plus de morts que de miracles. Et les homos font partie des morts.

Mais je patauge dans la guimauve. Je ne cherche pas à faire pleurer qui que ce soit, moi-même je n’y arrive plus. Je ne pleure plus parce que je n’ai que la Haine comme moteur, la colère, le ressentiment, et la vengeance. Je vous jure d’arriver à nuire à tous ceux qui m’ennuient.

Tout ça pour vous dire que plus les commentaires sont odieux, plus je monte dans l’échelle de la jouissance. Dans mon petit enfer personnel, je vous assure que ça fait son effet. Et plus ils sont nombreux, moins je connais de limite dans le barbare. Soyez certain que l’écriture a un pouvoir très important, et les mots sont lourds.

Mes sincères condoléances,

Oskar Cyrus