Vendredi soir avaient lieu les Oskars. Alors je sais, peu de monde sur le coup, mais je m’en fous, certains visiteurs m’ayant remercié de la démarche, je récidiverai avec plaisir l’année prochaine. Pour l’heure, voici le récapitulatif complet de cette cérémonie qui a d’ors et déjà changé la face du monde. Lire la suite
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Personnalité de l’année 2011
Le magazine Time ayant déclarée "The Protester" personnalité de l’année, j’ai décidé d’honorer quelqu’un d’autre.
Arrêté en juin 2010, Bradley Manning comparaît aujourd’hui 16 Décembre pour, notamment, "collusion avec l’ennemi" et "diffusion de renseignements militaires". Son crime? Avoir révélé à travers le site Wikileaks d’énorme bavures commises pendant la guerre d’Irak, et d’autres centaines de documents militaires. Il risque la prison à vie.
liens:
Oskar du meilleur réalisateur 2011
Darren Aronofsky, pour "Black Swan"
Parce que, tout simplement, il a su filmer la folie. Je n’ai pas grand chose d’autre à ajouter, ce choix s’est imposé comme une évidence. La réalisation de ce film est parfaite, et on ressort de cette expérience vraiment changé. Alors courrez acheter le DVD (ou blu-ray).
Bande-annonce:
Oskar du meilleur film 2011
On croyait l’apocalypse relégué aux films catastrophes hollywoodiens, le genre de films où un héros super-patriote sauve le monde-USA de la catastrophe planétaire qui s’annonce, mais non. Pas de cela chez Lars Von Trier, et après tout, personne n’en doutait. Dès le (magnifique) prologue on sait que ça finira mal, la planète Melancholia s’écrasera sur la Terre (ou plutôt: écrasera la Terre). Sur la musique de Tristan et Iseult de Wagner, LE cinéaste nous montre qu’il n’y a point besoin de lunettes 3D pour voir une profondeur d’image assez grandiose. Soigné, lent, beau, ce prologue est encore une fois d’une surprenante magie.
Certains critiques (notamment Pierre Murat le "pape" de la critique cinéma chez Télérama) ont trouvé le thème de l’apocalypse "bêtasson" (je vous laisse juger de la pertinence du propos). Les bras m’en sont tombés. Moi qui croyait naïvement que dans une oeuvre le thème importait peu, et que seule la manière de l’aborder était importante, je vous assure que de lire ça de la plume de quelqu’un autoproclamé "critique", ça me dépasse.
De toute manière il ne sert à rien que j’essaie de vous résumer le propos, c’est irrésumable. Alors courrez le voir ou attendez le DVD (oui, parce que le fait que ce film soit Oskar du meilleur film ne le fera pas ressortir dans les salle. Je précise, hein…).
Bande-annonce:
Prix Oskar de l’Essai 2011
Paru en poche le mois dernier et augmenté d’une postface inédite "Un an après", "Qu’il s’en aillent tous" Vite, la révolution citoyenne est l’essai politique le plus visionnaire de cette année (de ce que j’en ai lu). En effet, quand l’année dernière on traitait Mélenchon de "populiste" au prétexte qu’il tapait sur les banques et les agences de notation (avec force arguments), tous ces importants ne se doutaient pas un seul instant qu’ils se verraient repeint en populistes, puisqu’en effet tout ce qui est écrit dans ce livre s’est réalisé, amplifié et ne manquera pas de continuer si l’on ne prend pas les mesures nécessaires (Lire L’humain d’abord! chez Librio, 2 €, programme du Front de Gauche pour les présidentielles et legislatives).
Dessinant les grands traits de la révolution citoyenne que le Front de Gauche appelle de ses voeux, ce livre court et simple d’accès est nécessaire pour éveiller les consciences. S’ouvrir aux autres peuples, à nos semblables, construire une paix durable, telle est le but du Front de Gauche et du Parti de la Gauche européenne (PGE).
"Qu’ils s’en aillent tous!" Vite, la révolution citoyenne est disponible chez "J’ai Lu" au prix de 3 €.
Liens importants:
http://www.jean-luc-melenchon.fr
http://www.placeaupeuple2012.fr
Appli mobile de la campagne du Front de Gauche:
Littérature : Oskar du meilleur faux espoir
Sans conteste, la fausse disparition de Houllebecq. En Septembre dernier, Michel de son prénom a raté deux rendez-vous important avec les lecteurs. Complot? Enlèvement? Accident de parachute dans un ravin de l’Everest? Al Quaida (sans rire, Al Quaida a été évoqué)? Le monde de la littérature (cela veut dire, en langage médiatique : Saint-Germain-des-près) était inquiet. La littérature, elle, espérait que ce soit vrai. Qu’enfin ce plumitif sans envergure allait la laisser tranquille, après avoir eu ce qu’il réclamait sans pourtant le mériter depuis qu’il publie : Le prix Goncourt (cela dit, peu de Lauréats l’ont vraiment mérité).
Et il faut bien l’avouer, quand j’ai appris sa disparition, j’étais en joie. Non qu’il soit décent d’espérer la mort d’un homme, et pour tout vous dire, je le croyais vivant, relisant avec horreur et lucidité toutes les inepties qu’il a publié, mais la mort d’un écrivain, si, on peut. Et de lui particulièrement. Je veux parler du symbole écrivain, sinon, je risque un procès, il me semble. "La Carte et le Territoire" est en effet une des "oeuvres" les plus surestimées de l’histoire, je n’ai jamais lu un recueil de vide aussi gros, de formules vides menant à des concepts vides, à travers un style tout aussi vide, c’est l’expérience de lecture la plus pénible de mon existence, avec la lecture tout aussi douloureuse d’un vague roman de Marc Levy (et il faut l’avouer, Levy en lettres n’est pas forcément un bon cépage).
Pour mon plus grand malheur, quelque jours après cette annonce, le bougre est réapparu.
Amen.




