J’appuie la candidature de Jean-Luc Mélenchon

Voilà le message d’appui envoyé à Jean-Luc Mélenchon. Vous pouvez signer la liste d’appui en cliquant sur le bouton dans la colonne de gauche.

Il me faut tout d’abord m’expliquer sur une chose : je suis blogueur et j’écris sous le nom d’Oskar K. Cyrus. Si je rédige ce message sous le même anonymat, c’est que j’estime que mon identité n’a aucune importance. Ce qui détermine mon engagement n’est ni mon nom, ni mon âge, ni mes origines, ni ma profession ; j’écris ce message en tant qu’humain, en tant que citoyen, porté par des valeurs qui dépassent toutes les étiquettes. Je n’ai pour identité que ma conscience.

Longtemps j’ai été résigné à la médiocrité évidente de la politique Française, choisissant pour chaque élection « le moins pire » faute de pouvoir choisir « le meilleur ». Jamais déçu car victime d’aucune espèce d’illusion, je n’ai jamais voté pour un programme qui me satisfasse vraiment. Quel espoir attendre de têtes formatées par le système dans des écoles où l’on apprend plus à manipuler la sacro-sainte « opinion publique » plutôt que d’aller vraiment à la rencontre du peuple ? Qu’attendre de cette république cosmétique où l’on vote plus pour la beauté de l’affiche que pour un programme laissé à l’état de vague hypothèse ? Nous avons trop longtemps été entraînés à choisir entre des slogans vides – mais bien rythmés – entre des jolis mots, entre l’humour de tel pantin, et l’indignation creuse de tel autre ; entraînés à se contenter de ce jeu de hasard, de cette sorte de Roulette Russe où l’on est presque certain d’être à chaque fois perdant.

La politique Française s’était enfoncé dans un gouffre d’absurdité, n’ayant aucun projet réel pour le pays, n’apportant aucune solution – en dehors des mesures-sparadrap que l’on subit depuis bientôt dix ans. Aucun projet, mais une avalanche de chiffres, de données, de prévisions, de sondages (prédire le nombre de retraités, de naissances, de précaires, de chômeurs, comme on prédit la fin du monde à plus ou moins quelques millions d’années, c’est-à-dire en oubliant le hasard et le grand vide de ce que l’on ne connait pas encore), des prévisions censées nous faire peur, et nous faire voter pour telle ou telle tête, telle ou telle belle voix qui s’élève en messie pour nous sauver du gouffre – avec rien d’autre qu’une baguette en plastique et un chapeau d’où il ou elle peut faire sortir un lapin. Ce qui devait arrivait était connu : quand on s’abaisse à un tel niveau d’absurdité, on perd l’intérêt du peuple.

Depuis dix ans, maintenant, nous subissons une politique indigne du pays des lumières. Car à l’inverse de ces philosophes, de ces artistes, de ces écrivains qui ont bravés la censure, l’inquisition, la torture et parfois même la mort pour apporter la connaissance, l’espoir et la dignité à un peuple affamé par une monarchie décadente, à l’inverse de la lumière des idées, nous subissons la peur que les gouvernements successifs nous imposent. La peur, la division, la haine, l’obscurantisme, le retour à une censure crasse, et peut-être plus grave : le retour du silence, de la résignation, de l’autocensure. Depuis dix ans bientôt nous subissons une sorte de moyen-âge tardif, reculant de plus en plus, à mesure que les « réformes » passent, vers l’enfer de la bêtise. Faisant fi de tout ce qui avait construit la République, toutes les valeurs qui ont portés la révolution, et bâties la France sur un socle solide – celui de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Nous reculons.

Alors j’ai tendu l’oreille quand j’ai appris la création du Front de Gauche. J’ai tendu l’oreille et écouté les propositions, le projet, le discours. Il était inespéré de voir cela un jour en France. D’entendre un homme politique dire que parmi les personnes les plus importantes pour lui en France, il ne mettait pas un sportif ou un trader, mais un artiste, un ouvrier, un poète, un philosophe. Un humain. Il était inespéré pour moi d’entendre un jour un homme politique – et une formation toute entière – parler des valeurs de la révolution, de la République, parler aussi du cœur, et ériger en programme le bonheur et la joie du peuple. Inespéré d’entendre des discours portés par une volonté inébranlable, inespéré d’entendre cette gauche dire qu’elle veut gouverner, et qu’elle y arrivera. Inespéré d’entendre dans des discours l’espoir, la dignité, la lumière des idées – inespéré, enfin, de revoir ce socle ébranlé depuis dix ans par l’absurdité et l’obscurantisme : Liberté, Egalité, Fraternité.

C’est pour toutes ces raisons que j’appuie la candidature de Jean-Luc Mélenchon, au sein du Front de Gauche, pour l’élection présidentielle de 2012. Je pense en effet qu’il est le mieux placé pour porter ces valeurs, et l’unité de la gauche que nous construisons. Je pense aussi qu’ensemble, nous pouvons gouverner, et redonner au peuple l’espoir, par la lumière des idées.

Amicalement,

Oskar K. Cyrus

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